Entreprises.

Faute d'anticipation, Toulouse est la seule grande ville de France à ne pas pouvoir satisfaire à la demande.

A la déjà forte crise du lo­gement, Toulouse °doit désormais affronter celle du mobilier d'entreprise. Un domaine si peu abordé et considéré pendant des décennies qu'aujourd'hui « I’agglomération toulousaine est la seule en France parniï les grandes à se si­tuer en sous offre dans le secteur, notamment des installations tertiaires de grande taille » ont souligné hier matin à la Chambre de Commerce et d'Industrie les responsables de l'OTIE (observatoire de l'immobilier d'entreprise) à l'occasion de la publica­tion du rapport trimestriel de l'institution.

 

« MANQUE D'ANTICIPATION »

 

Bref la région Toulousaine, bien que fortement attractive en ma­tière d'entreprises de service, ne dispose pas (sauf dans la zone spéçifique de Labège-Innopole), de suffisamment de bureaux pour satisfaire aux demandes des entreprises, et singulièrement à celles qui exigent de grandes surfaces.

 

« Manque d’anticipation », re­grettent les observateurs en faisant remarquer que « pourtant, l’OTIE a tiré la sonnette d’alarme depuis des années ».

 

Autre explication avancée par un expert de l’immobilier : »nous vivons encore sur le traumastisme des années 1990, la période où Toulouse a eu la folie des bureaux. C’était facile et ça partait vite. Or, ce mar­ché s'est effondré en 1993. De­puis, les loyers de ces espaces ont stagné (de 100 euros le mètre carré à cette époque, on est à peine à 120 aujourd'hui). Les in­vestisseurs se sont d'autant détournés de ce secteur que dans la

même période, les loyers du lo­gement ont plus que doublé ».

 

20 000 M² PARTIS EN UNE JOURNÉE

 

Quoi qu’il en soit des motifs, le résultat est là, et aujourd'hui, le moindre grand espace qui se dégage est pris dans l'instant : le groupe Lazare a ainsi pris quasiment dans la journée 20 000 mètres carrés qui se sont présentés à Colomiers; dans la zone des Ramassiers.

 

Pour le reste, plus rien, n'étant libre dans les zones recherchées de Basso‑Cambo ou de la Plaine, il va falloir attendre. « pans les 12 mois à venir, an­nonce Christine Encina, en charge de ce dossier à l'OTIE; 36 000 m² vont se créer sur la cou­ronne (Colomiers, Blagnac,La­bège, Balma). Et 100 000 supplémentaires arriveront à l’horizon de 2009-2010, avec les nouvelles ZAC comme Andromède ».

 

D’ici là, il faudra faire avec ce que l’on a ...

 

Jean-Jacques Rouch

 

La Dépèche du Midi – Samedi 28 Avril 2007,  p.23

 

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