Bernard Auriol
René François Armand Prudhomme
dit Sully Prudhomme
Ce site vous permettra
de mieux connaître les petites toulousaines, ces maisons traditionnelles
pleines de charme. |
Les photos que nous reproduisons ici sont celles des oustalous les plus traditionnels; ils sont souvent contaminées d'éléments anachroniques, récents et parfois noyés dans un environnement où surgissent de grandes constructions liées à la densification, dernière tarte à la mode des urbanistes. Il ne subsiste pratiquement plus de "moulons" traditionnels et personne ne semble s'en soucier comme le remarquait déjà Claude Rivals en 1979. Inutile de dire que cela ne s'est pas amélioré dans l'intervalle (jusqu'en 2009) !
Claude Rivals a décrit avec précision les signes toulousains de l'architecture en Midi-Pyrénées.
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Critères impératifs
Une "Toulousaine" est une maison originellement sans étage Elle est construite majoritairement en briques.
Le faîte du toit est parallèle à la façade.
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| S'il y a un étage
cela devient une
"toulousaine surélevée" |
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toulousaine à talons hauts à Mas Grenier |
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Elle est
symétrique le plus souvent, Au centre du couloir, courait autrefois une petite rigole creusée dans les larges tommettes carrées du sol. Ce ruisseau charriait les eaux usées de la maison vers le caniveau de la rue (avant que ne soit instauré partout le tout à l'égout). La conteuse Joelle Marty se rappelle : " je me souviens bien de la rigole, en effet, bien insuffisante d'aillurs quand l'eau montait dans la rue et s'infiltrait dans la maison, queues de rat en plus brrrr ! " Le souvenir des vieux toulousains, à défaut de madeleine goûteuse, s'instaure parfois, au détour d'une rue sombre, de l'Hygiène Madron qui assurait à cette époque la vidange des fosses d'aisance. |
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Critères optionnels
Si la façade est crépie, on trouve des encadrements en relief, plus ou moins travaillés. La grande corniche à hauteur du toit est plus décorative que la petite. Les corniches ne vont pas jusqu'au coin des murs, laissant bien souvent passer la canalisation de descente des eaux recueillant la pluie des gouttières. La grande corniche supporte une antéfixe (frise décorative). |
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On en trouvera de très belles photos sur le site de nos adhérents Michel et Colette Grau, "Le nez en l'air". Michel Grau écrit (com. pers.) "s'il y a quelque chose d'unique au monde à Toulouse c'est bien cela, les antefixes. Elles mériteraient un classement au patrimoine mondial de l'UNESCO".
Bon nombre de nos photos sont leurs et reproduites ici avec leur permission. |
L'attique est percé d'oculi avec cache en terre cuite ajourée, dans le même style que l'antefixe bordant le toit. On a dit, un peu rapidement, que les oculi sont des ouvertures d'aération; ils servaient de fait, plutôt à la climatisation de la maison en permettant à la couche d'air emmagasinée dans le galetas, de se renouveler (plutôt lentement) avec pour conséquence un matelas d'inertie thermique appréciable. Un oculus, également appelé un œil-de-bœuf est, en architecture, une petite ouverture ou lucarne, de forme circulaire ou approchante (on en trouve de cruciformes, de losangiques, de carrées, d'hexagonales ou d'ovales). Cette ouverture peut être pratiquée sur une façade, un comble, une porte, un mur, une cloison, etc. Elle est généralement placée dans la partie supérieure de son support. On en trouve également au centre de nombreuses coupoles, et au sommet d’un tympan dans les basiliques latines. |
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| Les fenêtres centrales sont plus rapprochées de la porte que les autres.
Des soupiraux, quelquefois ouvragés, sont possibles.
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Les volets sont éventuellement peints au bleu pastel qui a fait la richesse de la région. Ces contre-vent peuvent être classiques ou faire corps avec la fenêtre. |
| Toutes sortes de décorations sont possibles: céramique, briques à deux teintes, garde corps... | ![]() |
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Le
toit descend plus bas
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Les petites toulousaines les plus simples sont les plus appréciées.
Et elles ont su s'expatrier : on en trouve
aux villages voisins, et même dans les départements limitrophes |
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![]() "Dans ce film, découvrez de petites initiatives au service de grandes idées ! Apprenez de modestes associations qui œuvrent dans la région toulousaine en nous suivant à la rencontre d’hommes et de femmes, voire d’enfants, qui s’engagent quotidiennement pour faire de demain un monde un peu meilleur". |
Nous remercions Gérard Klein Productions pour le film qu'elles ont réalisé au sujet de notre Association pour la défense et l'illustration des "Petites Toulousaines" ainsi que La Dépêche du Midi pour l'interview qu'elle nous a consacré. |
Nous vous proposons de situer sur le plan de Toulouse et des environs les Petites Toulousaines qui résistent bravement, celles qui sont détruites et les Toulousaines à Talons Hauts ("surhaussées") . Nous sollicitons de vous qui en connaissez d'autres, non répertoriées sur la carte, de nous en donner les adresses et si possible des commentaires, photos et/ou dessins, qu'elles se situent à Toulouse ou dans les environs; nous les intègrerons à la carte ! |
Puis, en parcourant la carte avec la souris, vous ferez apparaître
des "bulles" où s'inscriront les photos des "toulousaines".
Patience, ceci peut prendre un peu de temps... |
Ce plan a été initié par Michel Grau sur une idée de Bernard Auriol, puis adapté et complété par ce dernier. Les photos de toulousaines qu'il permet d'afficher en circulant avec la souris sur la carte sont incluses avec l'autorisation de Mappy.
On y trouve pour le moment un certain nombre de toulousaines encore debout; nous projetons aussi de publier les toulousaines disparues.
Vous pouvez accéder ici à la recension des petites Toulousaines par la Mairie de Toulouse.
Nous espérons plus tard intégrer également les échoppes bordelaises, etc...
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Toulouse a un secret ! et parmi les trésors de Toulouse, il y a bien sûr la chanson de Nougaro et l'hymne "La Toulousaine"
| Parmi ces trésors nous comptons surtout nos petites toulousaines, au départ simples maisons de maraîcher toulousain adonnés à la culture des légumes ou spécialisés dans celle des violettes; ceci avant que l'on déborde sur d'autres types de petites maisons, elles aussi qualifiées de toulousaines quand elles respectent certains des fondamentaux de ces maisons de maraicher. |
La porte d'entrée, parfois s'enrichit d'un verre épais, tourmenté, bleu par exemple.
Mais parfois elle reste de bois, et vous n'y entrerez pas.
On s'invitait plutôt dehors, sur le trottoir torride à la fin des chaudes journées d'été, quand le cagnard épuisant fait place à la fraîcheur du soir. Les toulousaines sortent des chaises, s'installent commodément, elles rient d'un "zinfle" qui passe, se font confidentielles ou laissent monter leur voix; ce qui ne les conduit pas forcément à la castagne !
s'il y a "des étrangers qui ne sont pas d'ici" on parle en français tout simplement; sauf s'il y a des enfants qui devraient ne pas comprendre quelque gauloiserie; alors ce sera le "patois" (l'occitan). Cette belle langue encore vivante, ne serait-ce qu'à radio Toulouse ou dans les colonnes de La Dépèche du Midi. Vous y pourriez lire les savoureuses aventures de Catinou et Jacouti au village de Minjecèbes, racontées par le regretté Charles Mouly !
Toulouse est Ville Rose, les toulousaines couvertes de tuiles canal, les pourtours d'ouverture consolidés de briques rouges.

Les volets peuvent être marqués d'un Z rustique ou se solidariser à la fenêtre. Il est vrai que depuis l'explosion de l'usine AZF nombre de fenêtres ont été refaites au goût du jour...
Certaines des toulousaines, les plus rustiques sans doute, sont bâties en terre crue dans laquelle se nichent des palpins de toutes grosseurs. Non des pierres taillées, mais plutôt les grosses caillasses ou les galets de Garonne. C'est une longue histoire qui remonte aux Romains (Cf. leur Aqueduc) et à la Reine Pédauque. |
photos de Claude Rivals |
Je me souviens de l'aventure que représentait, pour mon père, d'y planter une cheville pour pendre un tableau : si vous tombiez sur un gros galet, il fallait presque reconstruire le mur ! C'était pourtant du gâteau, comme un mille feuille, alternant son clafoutis de pierrailles et ses rangées de briques pleines en double couche. C'était du solide malgré tout : il était dit qu'elle avait été, dans les temps ancien, une léproserie (information due à Catherine Mercadié)! |
| Certains
aujourd'hui préfèrent enlever le crépi qui masquait
et protégeait le tout. Ce crépi est pourtant indispensable
à une longue vie, les pluies venues du vent d'autan sont responsables
d'une érosion sévère et parfois rapide.
Les sous sols sont rares en raison de la proximité de la nappe phréatique. Il y a parfois de belles caves de briques roses voûtées, par exemple au centre ville; elles sont rarement sèches ! Devant la maison, la bedoucette. Et si vous aviez la chance d'être abonné au téléphone, la magnifique inscription émaillée "Ici appel téléphonique en cas de sinistre" ou bien, pendant la guerre, si vous aviez creusé une tranchée dans le jardin ou aménagé votre cave => "Abri" : c'était en cas de bombardement ! Et tous les voisins, à la moindre sirène, de s'empresser, de descendre, de s'inquiéter ou se rassurer les uns les autres en citant les chances et les malheurs : "ils se sont réfugiés dans le puits, et la bombe est tombée juste dessus; ils sont morts, alors que leur lit n'avait pas été touché !". Derrière: le jardin avec son puits, pour boire, arroser, irriguer, se laver. Autrefois c'étaient de grandes surfaces potagères émaillées de légumes, de fruitiers, de violettes. Ce fut bien précieux pendant la deuxième guerre mondiale; on y ajoutait alors de la volaille ou quelques lapins. Aujourd'hui c'est plutôt un minuscule lopin de terre, un jardin secret, recélant des trésors animaux (tortues, mésanges, ...) ou végétaux. Et au fond, bien souvent, une "résidence secondaire", la chartreuse, parfois réduite à n'être qu'une cabane à outils ou un petit hangar. Certaines toulousaines arborent un petit terrain fleuri à l'avant, pour se séparer de la rue. Devant la maison, bordant les pavés bien plats et bien carrés de la rue, le trottoir policé depuis Mai 68, autrefois en cailloux pointus, bien serrés les uns contre les autres. Mon cuir chevelu se souvient des rudes contacts avec ce sol inhospitalier à l'occasion de quelque bagarre entre copains. Et de rentrer à la maison baigné de sang et grondé par votre mère pour vous inviter à plus de retenue. Comme toutes, elle tenait à ce que vous rentriez propre, surtout des pieds. Les chaussures ou les galoches avaient tendance, les soirs de pluie, à ramener toutes sortes de terres et de déchets en la maison jusque là bien tenue. Elle tenait à ce que vous rentriez propre; et c'était faisable puisque chaque entrée était escortée d'un "décrottoir" en fer forgé ou en tôle accroché au mur ou planté dans le sol : il suffisait de passer et repasser la semelle sur cet astucieux ornement pour recevoir un sourire plutôt que des gronderies !
Pour une vision plus historico-géographique, voir le très intéressant travail de Rivals et de ses collaborateurs. Quant à l'Histoire et aux racines de Toulouse, nous espérons pouvoir vous en instruire progressivement !. Et déjà, prenez connaissance de l'histoire du vieux Montjoire en français ou en occitan ainsi que des autres histoires sous la plume courageuse de Célestin Barrat.
Notre intérêt pour les petites toulousaines, n'enlève rien aux mérites et au charme d'habitats traditionnels ou modernes qui font aussi la joie des habitants de Toulouse, nouveaux ou anciens, comme des touristes. |
Toulouse a toujours eu de l'eau ! Parfois trop et Mac Mahon ne s'y est pas trompé ("Que d'eau, que d'eau !" ). On néglige trop aujourd'hui les colères invasives de la Garonne qui ne surprendront que nos urbanistes, avides de construire en tous lieux redoutés par nos ancêtres. La soif de densification a conduit à rabaisser sans cesse le niveau des PHEC ("les plus hautes eaux connues") : ce n'est pas difficile, il suffit de raccourcir la mémoire ! Les Romains préféraient aux citernes et aux puits, l'eau courante qu'ils acheminaient par l'aqueduc de la Régine !
Voir à ce sujet le beau texte de l'abbé Baccrabère ! Toulouse est en plaine, ses terres sont de mollasses et ses maisons échappent ainsi aux séismes ravageurs qui guettent les voisins ariégeois. Aux séismes, oui ! Mais restent les "argiles gonflantes" qui au gré des alternances de sècheresse et d'excès d'eau tentent de fendre et refendre les murs de briques et galets qui s'en remettent toujours ! |
Ne pas Confondre :
| Nous acceptons l'usage récent des Agences Immobilières qui étendent l'appellation de "toulousaine" à des bâtiments dont la date, les dimensions, certains détails contreviennent à la stricte acception du terme dans la tradition. | |
Voici un exemple de maison rangée parmi ces "maisons toulousaines", même si elle est trop récente, qu'elle a un étage et ne répond à presque aucun des critères que nous avons évoqués... On peut ranger de telles constructions dans la catégorie des néo-toulousaines ... |
66 bis Allées Maurice Sarraut - Toulouse (C) B. Auriol, Mars 2005. |
A côté des habitats modestes de tous pays, nous voulons donner ici un aperçu des "capitelles", ces petites constructions traditionnelles, souvent oeuvre de bergers qui font le charme des champs du sud de la France et d'autres lieux : les bories et les gariotes, les bourdaous (granges de montagne) ou les granges d'estive (Cf Pyrénées Magazine N° 65)
Nous sommes aussi attendris par les petits habitats du conte, de la fable, de la légende ou de la mythologie : la chaumière des sept nains, les maisons des trois petits cochons, la petite maison dans la prairie, les cavernes préhistoriques et les habitats troglodytes, les chalets suisses et les cagnas annamites, les tipis d'indiens, les huttes, cahutes et cabanes de notre enfance.
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Joël
Brisse, "Vue aérienne", 2008, huile sur toile (240 x
80 cm) Courtesy Galerie Claire Gastaud |
Nous avons adressé aux Services de l'Urbanisme de Toulouse un placet pour tenter d'obtenir une inflexion plus saine du 4° PLU de la Ville et de la Communauté d'agglomération (SCOT).
Pour se défendre contre les abus de certains projets immobiliers vous pouvez prendre connaissance de la page "Règles de survie pour se défendre contre une agression immobilière à l'encontre des Petites Toulousaines"
Quand nous honorons "les
petites toulousaines", c'est avec le propos nostalgique d'honorer
aussi, de faire connaître, de valoriser, de préserver, les multiples
déclinaisons de la maison individuelle des modestes citoyens de tous pays.
Notre intérêt ne saurait mépriser d'autres occurrences
de l'habitat traditionnel,
comme les petites maisons de Montauban qui ressemblent parfois aux toulousaines.
Et aussi les yourtes
sibériennes ou ariégeoises. Ces réalisations souvent pleines de créativité, tellement
adaptées à leur climat, à leur terrain, aux circonstances
qui les ont vu naîtres, sont portées par la tradition maternelle
des siècles échelonnés depuis la préhistoire.
Qu'ont elles fait qui devrait les condamner ?
Certes les châteaux, les palais, les hotels nous émerveillent, mais se tiennent à bonne distance !
Bien évidemment les immeubles joufflus semblent bien pratiques, les enfilades de barres sont peut-être moins onéreuses et les tours enivrées de Manhatan nous éblouissent jusqu'à l'éclatement.
Mais les comptes qu'on nous en fait, qui prétendent économiser pour construire en plus grand nombre, aboutissent au dégrisement de lendemains désenchantés. Les économies de bouts de fils et de tuyaux se payent au trou de la sécurité sociale. A l'inhumanité des logements sur-densifiés répond l'encombrement des cabinets médicaux et des hôpitaux.
Si vous projetez d'acheter un appartement, surtout dans un immeuble bêton à l'avenir fragile, il est urgent de ne pas vous presser ! La bulle immobilière est sur la bonne voie de s'effondrer, en douceur dit-on...
C'est dire que l'immobilier d'hier et qu'on dit sans lendemain pourrait bien se révéler aussi précieux que toutes ces espèces vivantes qui s'évanouissent chaque jour au gré des avancées tentaculaires des usines et des cités.
Voici ce qui justifie que les petites toulousaines s'intéressent à leurs moyennes et grandes soeurs de par le monde !
Pour les heureux possesseurs de petites toulousaines qui voudraient les entretenir ou les rénover sans altérer leur caractère traditionnel, vous pouvez vous adresser aux artisans qui voudront bien se faire connaître à nous.
Quand nous parlons de "petites toulousaines", il ne s'agit, bien sûr, pas des Hôtels que nous lègue l'Histoire - avec toute la déférence qui leur est dûe - ni des gros immeubles ou des gratte-ciel qui se permettent parfois de manquer de respect à l'égard des modestes petites maisons d'autrefois.
L'Association "Les Petites Toulousaines" est soutenue par des Toulousains et Toulousaines auxquels vous pouvez vous joindre !
Si vous nous dites merci, en tant que toulousains nous vous répondrons "amé plaser" ou "ambé plaser", c'est à dire "avec plaisir", car il nous plait tant de vous être agréables [NB le "r" final de "plaser" ne se prononce pas]

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MAJ 2 Février 2010