A côté des petites toulousaines et autres habitats modestes de tous pays, nous voulons donner ici un aperçu de petites constructions, souvent oeuvre de bergers qui font le charme des champs du sud de la France et peut-être d'autres lieux
Une Clède Ce petit bâtiment cévenol composé de deux pièces superposées, disposant chacune d'une ouverture, possède un plancher fait de simples claies (clèdes en patois) sur lesquelles on étale les châtaignes fraîchement ramassées. Au rez-de-chaussée, de manière ininterrompue, on fait brûler du bois dont la fumée dessèche lentement les châtaignes. Un "clédier" veille en permanence au bon déroulement des opérations. Partout, au coeur des châtaigneraies, on peut voir ces petits bâtiments. Ce type de construction a aussi servi de cabane de berger et se laisse restaurer de nos jours pour devenir résidence secondaire... |
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| Gariote ou Gariotte Les Causses du Quercy, royaume de la pierre, sont aussi
celui de l'architecture de pierre sèche : caselle (caselà)
au Nord de la vallée du Lot et sur le Causse de Gramat où
le terme désigne les cabanes de pierres sèches utilisées
comme abri provisoire pour les bergers. Le terme cabane (cabana) s'emploie
surtout au Sud de la vallée, sur le Causse de Limogne. Celui de
gariote, même s'il est le plus prisé, n'est utilisé
que dans les alentours de Cahors. En réalité, ces abris,
quel que soit le nom qu'on leur donne, n'ont pas plus de deux siècles
: les moellons de calcaire friables et sensibles au gel ne supportent
pas l'usure du temps. Ce sont de petites contruction en pierre sèche,
c'est-à-dire sans mortier, de forme circulaire et à toit
conique, plus ou moins pentu. Elle sont construites dans les lieux les
plus divers et si l'on en trouve parfois à côté des
maisons, le plus souvent elles sont isolées dans les champs, les
vignes, les pacages ou les bois. Elles servaient d'abris, de remises à
outils en lisière des vignes, ou simples refuges ombragés
pour la pause de midi. Elles sont orientées généralement
entre le sud et l'est. |
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une borie est une petite construction en pierres sèchse fréquentes en Provence (plusieurs milliers). Le mot vient du latin "boaria" qui signifie "bouverie" (étable à bœufs). La technique de construction est la suivante: on dispose chaque pierre en léger surplomb sur la précédente ; au sommet on place une pierre plate assez large pour terminer le "toit". Les bories étaient souvent des abris de berger mais pouvaient être recyclées comme remise. |
| Cabanes périgourdines en pierres sèches (sans utilisation
de mortier) Photo de Pascal Moulin citée à partir de “Connaître le Périgord”; isbn 2.87901.415.8 |
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L'encyclopédie libre Wikipédia nous donne une liste intéressante des équivalents de nos gariottes
o La cabane ou le cabanon, un peu partout.
o La baraque, la baraquette, terme assez répandu également.
o La gariotte ou gariote qu'on trouve dans le Lot
o La borie, dans le sud de la France, notamment en Provence.
o La caselle, dans le Quercy en particulier, cazelle souvent sur le Causse du Larzac et le Causse Comtal.
o La cadole, dans le Mâconnais par exemple.
o La Capitelle
o La loge, dans plusieurs régions, Aube, Yonne...
o La Clède des Cévennes pour sécher les châtaignes.
o Le pagliaddiu en Corse.
o La barraca, la cabaña, la caseta, dans plusieurs régions d'Espagne.
o La barraca (à gradins) et la garritaaux îles Baléares; mais aussi le pont de bestiar sur l'île de Minorque.
o En Italie: la ciabotte de Ligurie, le trullo de Pouilles, le caprile de l'île d'Elbe, la pineta (orthographe variable) de Sardaigne...
o Le crot en Suisse.
o La hiska en Slovénie.
o La bunja, le trim, et le kazun en Croatie.
o La girna à Malte.
o Le twlc mochyn et le twlc crwn au Pays de Galles.
Nous vous recommandons un site très riche à ce sujet : http://pierreseche.chez-alice.fr
© Copyright Bernard AURIOL (email = auriol @ free . fr)
dernière mise à jour le
3 Juillet 2010