Paris : une crue et c’est cuit
Par GUILLAUME LAUNAY
Extrait de Libération (19/01/2010)
En 1910, la capitale est submergée par les eaux de la Seine. Un siècle plus tard, les pouvoirs publics tentent de se préparer à la prochaine crue centennale, inévitable.
«Quand on voit les 300 millions d’euros de dégâts sur le réseau de Prague lors des inondations de 2002, on imagine le coût à Paris où le réseau est dix fois plus important», indique Philippe Diebold, coordinateur du plan de prévention de la RATP. Il est vrai que la crue de la Vltava a montré aux experts la fragilité de la prévention : calé sur un débit de crue de 2 900 m3/seconde, le dispositif tchèque a dû faire face… au double.
D’ailleurs, si Paris a retenu la hauteur maximum de 1910 comme référence, d’autres crues, plus anciennes, ont tutoyé les 9 mètres. Même pour tracer les cartes des zones inondables, les autorités doivent se contenter de l’hypothèse 1910.
Mais elles savent que le sol et le sous-sol ont changé. La multiplication des parkings souterrains, par exemple, a modifié la circulation de l’eau.
Un projet de modélisation numérique permet de réaliser des simulations en trois dimensions.
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MAJ 17 Juin 2010