(d’après un document du SDAP31)
Les “toulousaines” sont des
maisons suburbaines d’origine rurale. En ville, les premières sont datées de la
deuxième moitié du XVIIIe siècle. Ce sont d’abord des maisons modestes, bâties
en rez de chaussée, elles comportent trois, quatre ou
cinq travées de fenêtres en façade.
Composées d’un seul volume
couvert d’un toit à deux pentes, elles sont édifiées à l’alignement de la rue
et en mitoyenneté latérale, dégageant ainsi un jardin à l’arrière. Le plus
souvent, leurs maçonneries construites en briques de second choix ou en matériaux
composites (adobes, galets, riblons…) sont enduites, seules les modénatures
(encadrements de baies, corniches, chaînes d’angle…) sont réalisées en briques apparentes.
Elles peuvent aussi, lorsqu’elles
sont destinées à une clientèle bourgeoise, présenter des caractères singuliers comme
un léger retrait par rapport à la rue, un rez de
chaussée surélevé sur un sous-sol, des matériaux de construction plus “riches”
-briques apparentes rouges ou jaunes – avec un décor plus abondant : éléments
moulés en terre cuite – antéfixes, occuli -,
modénatures, céramiques émaillées…
La composition des façades se
fait sur le mode classique de l’organisation en travées de baies de proportion
verticale ; les linteaux sont droits, en bois enduit ou à plate-bande appareillée,
cintrés à arc segmentaire, ou en anse de panier.
Les fenêtres sont en bois peint,
à grands carreaux et petits bois assemblés, équipées de volets en bois
abattants ou de persiennes repliées en tableau en bois ou en fer, avec ou sans
lambrequin.
La “toulousaine” perdure jusqu’au
début du XXe siècle, malgré la rupture dans les matériaux de construction et
leur mise en oeuvre, due à l’apparition de la
mécanisation et du ciment et des mortiers hydrauliques au XIXe siècle. Elle est
alors remplacée par la maison à pignons.
Les couleurs :
Les "toulousaines"
présentent le plus souvent des teintes claires d'enduit, provenant d'une
palette de sables : gris, rose, terre de sienne claire, utilisés pour le
mortier franc de chaux grasse, mortier de terre ou chaux hydraulique. Parfois
ce sont les badigeons, plus soutenus, qui donnent le ton à la façade, tel un
badigeon ocre jaune ou un rouge. A cette palette de teintes, s'associent les
éléments de modénature traités en briques apparentes ou badigeonnées.
Issues d'une gamme plus variée,
les menuiseries et les ferronneries marquent la façade sur l'ensemble de ses travées
: la même teinte se décline sur les fenêtres, les volets ou persiennes, ainsi
que sur les lambrequins et la porte d'entrée. Les dominantes colorées sont :
gris neutre, gris coloré (vert, bleu), rouge-brun et ocre jaune.

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en
bois peint. |
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peint. |
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Textes
: SDAP et I. BOISSEAUD http://www2.culture.gouv.fr/ Conception
et photos : Isabelle BOISSEAUD Cartographie
: Annie NOE-DUFOUR Maquette
et Photogravure : SERPAL S.A. Impression : FOURNIÉ Service
Départemental de l’Architecture et
du Patrimoine de la Haute-Garonne Ministère
de la Culture et de la Communication Préfecture de la Haute-Garonne Direction
de l’Esthétique et du Patrimoine Urbains 1,
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