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La bedoucette n'est pas seulement une pièce de cinq francs, chère auxw collectioneurs, c'est aussi et surtout l'équivalent toulousain de la "poubelle" !
La bedoucette n'est pas seulement une pièce de cinq francs, chère auxw collectioneurs, c'est aussi et surtout l'équivalent toulousain de la "poubelle" ! Equivalent qui revendique une supériorité historique : en effet, la poubelle d'origine était un récipient m"tallique cylindrique ou paralléllépipédique muni d'un couvercle, également métallique. Cependant ce dernier tombait, était cabossé, etc. Albert Bedouch eut l'ingénieuse idée de solidariser le couvercle du seau cylindrique grâce à deux montants articulés qui permettaient de soulever le couvercle et de le faire basculer sur le côté, sans qu'il puisse être séparé du réceptacle !
Albert BEDOUCE, dont le patronyme était anciennement écrit BEDOUCH au pays d'origine, la Lomagne, est né à Toulouse le 8 janvier 1869. Commerçant, il fut un Maire très populaire de cette ville. en 1906, Député, Ministre des Travaux Publics en 1936. Il est mort à Paris le 2 août 1947.
C’est à son nom qu’on doit le terme local de « bedoucette » qui désigne à Toulouse la poubelle comme la « chocolatine » y désigne le « pain au chocolat » ou la "coque des rois" plutôt que leur "galette" !
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Pierre Salies, dans son magnifique ouvrage, le Dictionnaire des rues de Toulouse,
(Milan, 1989) écrit :
La bedoucette, « C'est le nom que les Toulousains
donnèrent aux « Poubelles » lorsqu'à l'imitation de
Paris, en 1929, une décision municipale rendit obligatoire l'usage de
ces ustensiles pour une plus grande hygiène et la propreté des
rues ; et un poète écrivit :
Ce matin, allant à la messe, |
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Rien ne pouvait compléter mieux |
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Mais il est un point noir : Sachez M. BILLIÈRES, |
Les peillarots, ne pouvaient qu'être gênés par ce système, ils n'en poursuivirent pas moins leur activité avec l'âne et la petite charrette, criant à tue-tête "peilharot ! Peaux de lapin ! vieux papiers !vieux chiffons ! ferrailles §." et toute une litanie pour nommer les vieilleries dont ils étaient preneurs. Et que les toulousains allaient acheter au marché aux puces Saint-Sernin, qu'on disait "à linquet'" (au crochet...).

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dernière mise à jour le
19 Juin 2008