Les Petites Toulousaines

Bernard Auriol


Je n'aime pas les maisons neuves
Leur regard est indifférent           
Les anciennes ont l'air de veuves 
Qui se souviennent en pleurant.
   

René François Armand Prudhomme
dit Sully Prudhomme

 

Ce site vous permettra de mieux connaître les petites toulousaines, ces maisons traditionnelles pleines de charme.
Il est réalisé avec l'aide de l'Association "Les Petites Toulousaines" qui se donne pour but de défendre et illustrer les petites toulousaines et autres maisons traditionnelles modestes.

Les photos que nous reproduisons ici sont celles des oustalous les plus traditionnels; ils sont souvent contaminés d'éléments anachroniques, récents et parfois noyés dans un environnement où surgissent de grandes constructions liées à la densification, dernière tarte à la mode des urbanistes. Il ne subsiste pratiquement plus de "moulons" traditionnels et personne ne semble s'en soucier comme le remarquait déjà Claude Rivals en 1979. Inutile de dire que cela ne s'est pas amélioré dans l'intervalle (jusqu'en 2012) !

Certains de nos correspondants qui cherchent à restaurer ou améliorer leur toulousaine sans la défigurer, ou bien qui voudraient construire "de novo" une toulousaine d'aujourd'hui tout en restant fidèles au style traditionnel, cherchent le contact d'un architecte intéressé.

Si vous êtes architecte et concerné par cette démarche,
veuillez nous contacter (email en fond de page)

Certains artisans sont disposés à effectuer un travail de rénovation

Claude Rivals a décrit avec précision les signes toulousains de l'architecture en Midi-Pyrénées. La bibliographie concernant les toulousaines ou les matériaux de leur construction commence à s'étoffer.

 

A quoi reconnaitre une toulousaine ?

 

 

Elle n'est pas très haute :

elle se limite à un rez de chaussée

dont la hauteur est marquée par un "listel", cette petite corniche qui marque le plancher du galetas.

["galetas" est un ancien terme français désignant l'espace disponible sous la toiture ; il est utilisé par Viollet-le-Duc dans son dictionnaire de l'architecture

Le listel, de l'italien "listello", est parfois francisé sous la forme "liston" ou "listeau"].

Critères impératifs

 

Une "Toulousaine" est une maison originellement sans étage

Elle est construite majoritairement en briques.

Le faîte du toit est parallèle à la façade.
Il comporte deux pentes


S'il y a un étage cela devient une "toulousaine surélevée"
ou "toulousaine à talons hauts" !

maison toulousaine (surélevée)
une toulousaine surélevée dans les années 1920 (Toulouse)

image de Dominique Labaume

toulousaine à talons hauts à Mas Grenier

Une toulousaine à talons haut de St-Orens

Elle est symétrique le plus souvent,
avec un couloir central
et une ou deux fenêtres de part et d'autre. Les fenêtres qui encadrent la porte en sont très proches, les deux autres fenêtres se tiennent à distance.

Au centre du couloir, courait autrefois une petite rigole creusée dans les larges tommettes carrées du sol.

Ce ruisseau charriait les eaux usées de la maison vers le caniveau de la rue (avant que ne soit instauré partout le tout à l'égout).

La conteuse Joelle Marty se rappelle : " je me souviens bien de la rigole, en effet, bien insuffisante d'ailleurs quand l'eau montait dans la rue et s'infiltrait dans la maison, queues de rat en plus brrrr ! "

Le souvenir des vieux toulousains, à défaut de madeleine goûteuse, s'instaure parfois, au détour d'une rue sombre, de l'Hygiène Madron qui assurait à cette époque la vidange des fosses d'aisance.

 

Critères optionnels


L'encadrement des porte et des fenêtres est le plus souvent fait de briques rouges saillantes.

Si la façade est crépie, on trouve des encadrements en relief, plus ou moins travaillés.

La grande corniche à hauteur du toit est plus décorative que la petite.

Les corniches ne vont pas jusqu'au coin des murs, laissant bien souvent passer la canalisation de descente des eaux recueillant la pluie des gouttières.

La grande corniche supporte une antéfixe (frise décorative).

On en trouvera de très belles photos sur le site de nos adhérents Michel et Colette Grau, "Le nez en l'air".

Michel Grau écrit (com. pers.) "s'il y a quelque chose d'unique au monde à Toulouse c'est bien cela, les antefixes. Elles mériteraient un classement au patrimoine mondial de l'UNESCO".

Colette et Michel Grau ont développé un site très riche concernant certaines particularités architecturales et esthétiques des maisons toulousaines. Voir par exemple : les linteaux des fenêtres, les frises en bandes ou les couronnements. Bon nombre de nos photos sont leurs et reproduites ici avec leur permission.

Certaines antéfixes sont progressivement détériorées par les pigeons qui, bizarrement, les picorent.

L'attique est percé d'oculi avec cache en terre cuite ajourée, dans le même style que l'antefixe bordant le toit. On a dit, un peu rapidement, que les oculi sont des ouvertures d'aération; ils servaient de fait, plutôt à la climatisation de la maison en permettant à la couche d'air emmagasinée dans le galetas, de se renouveler (plutôt lentement) avec pour conséquence un matelas d'inertie thermique appréciable, surtout par les étés parfois torrides de la région de Toulouse.

Un oculus, également appelé un œil-de-bœuf est, en architecture, une petite ouverture ou lucarne, de forme circulaire ou approchante (on en trouve de cruciformes, de losangiques, de carrées, d'hexagonales ou d'ovales).

Cette ouverture peut être pratiquée sur une façade, un comble, une porte, un mur, une cloison, etc. Elle est généralement placée dans la partie supérieure de son support. On en trouve également au centre de nombreuses coupoles, et au sommet d’un tympan dans les basiliques latines.

 

Les fenêtres centrales sont plus rapprochées de la porte que les autres.

 

Des soupiraux, quelquefois ouvragés, sont possibles.

 

Les volets sont éventuellement peints au bleu pastel qui a fait la richesse de la région. Ces contre-vent peuvent être classiques ou faire corps avec la fenêtre.

Toutes sortes de décorations sont possibles: céramique, briques à deux teintes, garde corps...




Les oculi sont généralement
au-dessus des fenêtres et de la porte.

 

Le toit descend plus bas
derrière la maison que devant
(de la hauteur de l'attique).

Les toulousaines vues du ciel n'ont généralement pas le plan rectangulaire qu'on imagine en les regardant depuis la rue. Elles sont plutôt carrées comme l'a remarqué Mr Grau.


Les petites toulousaines les plus simples sont les plus appréciées.

 

Et elles ont su s'expatrier :

on en trouve aux villages voisins, et même dans les départements limitrophes
(Tarn, Tarn et Garonne, etc.).

Vous les retrouverez notamment dans la belle ville de Montauban, non loin du Rond, par exemple et nous vous proposons quelques unes d'entre elles photographiées par notre correspondant dans le Tarn&Garonne et le Quercy, Julien Cavalié.


Petite Toulousaine sur la route de Toulouse à Lavaur

Nous vous proposons de situer sur le plan de Toulouse et des environs les Petites Toulousaines qui résistent bravement, celles qui sont détruites et les Toulousaines à Talons Hauts ("surhaussées") .

Nous sollicitons de vous qui en connaissez d'autres, non répertoriées sur la carte, de nous en donner les adresses et si possible des commentaires, photos et/ou dessins, qu'elles se situent à Toulouse ou dans les environs; nous les intègrerons à la carte !

Détails de cette recension.

Cliquez

Puis, en parcourant la carte avec la souris, vous ferez apparaître des "bulles" où s'inscriront les photos des "toulousaines". Patience, ceci peut prendre un peu de temps...
Pour les dernières incluses dans la carte, les photos n'apparaissent pas encore. Patience !

Pascal Berthou nous communique l'information suivante qui peut s'avérer très utile :

L'Institut Géographique National (IGN) a mis en ligne gratuitement les cartes d'état major de 1848. J'ai par ce moyen pu apprendre que ma maison date d'avant 1848 alors que je la datais du début du XX° siècle. Je pense que cela pourrait intéresser nombre de vos adhérents.

http://actu-loisirs.ign.fr/?p=1433
http://loisirs.ign.fr/visuRechCarto.do

Ce plan a été initié par Michel Grau sur une idée de Bernard Auriol, puis adapté et complété par ce dernier. Les photos de toulousaines qu'il permet d'afficher en circulant avec la souris sur la carte sont incluses avec l'autorisation de Mappy.

On y trouve pour le moment un certain nombre de toulousaines encore debout.

Vous pouvez accéder ici à la recension des petites Toulousaines par la Mairie de Toulouse, qui date déjà de plusieurs années, si bien que nombre de points correspondent à des . . . fantômes de toulousaines !

En effet, beaucoup de toulousaines sont menacées de manière directe ou indirecte ! Mais "rail !" , nous projetons aussi de publier une carte de ces toulousaines disparues.

 

 

 

*

*             *

Le berceau des Toulousaines : Toulouse

 

Toulouse a un secret ! et parmi les trésors de Toulouse, il y a bien sûr la chanson de Nougaro et l'hymne "La Toulousaine"

Parmi ces trésors nous comptons surtout nos petites toulousaines, au départ simples maisons de maraîcher toulousain adonnés à la culture des légumes ou spécialisés dans celle des violettes; ceci avant que l'on déborde sur d'autres types de petites maisons, elles aussi qualifiées de toulousaines quand elles respectent certains des fondamentaux de ces maisons de maraicher.

Voyez le beau travail du Collège d'Aucamville.

 

La porte d'entrée, parfois s'enrichit d'un verre épais, tourmenté, bleu par exemple.

Mais parfois elle reste de bois, et vous n'y entrerez pas.

On s'invitait plutôt dehors, sur le trottoir torride à la fin des chaudes journées d'été, quand le cagnard épuisant fait place à la fraîcheur du soir. Les toulousaines et parfois les toulousains sortent des chaises, s'installent commodément, elles rient d'un "zinfle" qui passe, se font confidentielles ou laissent monter leur voix; ce qui ne les conduit pas forcément à la castagne !

S'il y a "des étrangers qui ne sont pas d'ici" on parle en français tout simplement; sauf s'il y a des enfants qui devraient ne pas comprendre quelque gauloiserie; alors ce sera le "patois" (l'occitan). Cette belle langue encore vivante, ne serait-ce qu'à Radio Toulouse ou dans les colonnes de La Dépèche du Midi. Vous y pourriez lire les savoureuses aventures de Catinou et Jacouti au village de Minjecèbes, racontées par le regretté Charles Mouly !

Toulouse est Ville Rose, les toulousaines couvertes de tuiles canal, les pourtours d'ouverture consolidés de briques rouges.

 

Les volets peuvent être marqués d'un Z rustique ou se solidariser à la fenêtre. Il est vrai que depuis l'explosion de l'usine AZF nombre de fenêtres ont été refaites au goût du jour...

 

 

 

Les toulousains ont construit en béton romain, en galets, en briques pleines, crues ou cuites, en mélanges de ces différents matériaux !

Par exemple, à Tournefeuille, près de Toulouse

 

 

Les Grands-Mères . . .

Avant les toulousaines de la fin du XIX° ou du début du XX° siècle, il y avait leurs mères, voire leurs ancêtres : de petites maisons qui les préfigurent, sans étages elles-aussi, avec des murs d'une épaisseur à la mesure des inquiétudes de leurs bâtisseurs. Ce qui les rendaient fraîches l'été, chaudes l'hiver !

Certaines de ces grand-mères toulousaines, les plus rustiques, les plus anciennes, sont bâties en terre crue dans laquelle se nichent des palpins de toutes grosseurs. Non des pierres taillées, mais plutôt les grosses caillasses ou les galets de Garonne.

C'est une longue histoire qui remonte aux Romains (Cf. leur Aqueduc) et à la Reine Pédauque.


photo de Claude Rivals

 

Le tableau de mon père

Je me souviens de l'aventure que représentait, pour mon père, de planter une cheville afin d'y pendre un tableau : si vous tombiez sur un gros galet, il fallait presque reconstruire le mur ! C'était pourtant du gâteau, comme un mille feuille, alternant son clafoutis de pierrailles et ses rangées de briques pleines en double couche.

C'était du solide malgré tout : il était dit de notre maison qu'elle avait été, dans les temps ancien, une léproserie (information due à Catherine Mercadié)!

 

 

Certains aujourd'hui préfèrent enlever le crépi qui masquait et protégeait le tout. Ce crépi est pourtant indispensable à une longue vie, les pluies venues du vent d'autan sont responsables d'une érosion sévère et parfois rapide.

Les sous sols sont rares en raison de la proximité de la nappe phréatique. Il y a parfois de belles caves de briques roses voûtées, par exemple au centre ville; elles sont rarement sèches !

Devant la maison, la bedoucette.

Et si vous aviez la chance d'être abonné au téléphone, la magnifique inscription émaillée "Ici appel téléphonique en cas de sinistre" ou bien, pendant la guerre, si vous aviez creusé une tranchée dans le jardin ou aménagé votre cave => "Abri" : c'était en cas de bombardement ! Et tous les voisins, à la moindre sirène, de s'empresser, de descendre, de s'inquiéter ou se rassurer les uns les autres en citant les chances et les malheurs : "ils se sont réfugiés dans le puits, et la bombe est tombée juste dessus; ils sont morts, alors que leur lit n'avait pas été touché !".

Et cet ami enseignant d'origine anglaise (Richard Gimlet) qui s'extasiait avec ravissement de voir, puis d'entendre, les bombes tomber autour de nous ! Nous - ceux du quartier - étions moins fier; car même "en piquet" les aviateurs de Sa Majesté n'étaient pas à l'abri de l'erreur et auraient bien pu lâcher un projectile sur nous !

Derrière: le jardin avec son puits, pour boire, arroser, irriguer, se laver. Autrefois c'étaient de grandes surfaces potagères émaillées de légumes, de fruitiers, de violettes. Ce fut bien précieux pendant la deuxième guerre mondiale; on y ajoutait alors de la volaille ou quelques lapins. Aujourd'hui c'est plutôt un minuscule lopin de terre, un jardin secret, recélant des trésors animaux (tortues, mésanges, ...) ou végétaux.

Et au fond, bien souvent, une "résidence secondaire", la chartreuse, parfois réduite à n'être qu'une cabane à outils ou un petit hangar.

Certaines toulousaines arborent un petit terrain fleuri à l'avant, pour se séparer de la rue.

Devant la maison, bordant les pavés bien plats et bien carrés de la rue, le trottoir policé depuis Mai 68, autrefois en cailloux pointus, bien serrés les uns contre les autres. Mon cuir chevelu se souvient des rudes contacts avec ce sol inhospitalier à l'occasion de quelque bagarre entre copains. Et de rentrer à la maison baigné de sang et grondé par votre mère pour vous inviter à plus de retenue.

Comme toutes, elle tenait à ce que vous rentriez propre, surtout des pieds. Les chaussures ou les galoches avaient tendance, les soirs de pluie, à ramener toutes sortes de terres et de déchets en la maison jusque là bien tenue. Elle tenait à ce que vous rentriez propre; et c'était faisable puisque chaque entrée était escortée d'un "décrottoir" en fer forgé ou en tôle accroché au mur ou planté dans le sol : il suffisait de passer et repasser la semelle sur cet astucieux ornement pour recevoir un sourire plutôt que des gronderies !

 

Pour une vision plus historico-géographique, voir le très intéressant travail de Rivals et de ses collaborateurs.

Quant à l'Histoire et aux racines de Toulouse, nous espérons pouvoir vous en instruire progressivement !. Et déjà, prenez connaissance de l'histoire du vieux Montjoire en français ou en occitan ainsi que des autres histoires sous la plume courageuse de Célestin Barrat.

  • On a construit et on peut encore construire des néo-toulousaines qui s'éloignent plus ou moins du modèle original. Certaines ont un lustre historique, comme celles de la Cité du 2 Mai 1944 !

 

  • Ce site n'a pas la prétention de vous présenter le charme des toulousaines en chair et en os, il s'agit seulement des petites maisons couramment appelées "toulousaines", même s'il est vrai qu'on trouve en la Ville Rose les plus belles filles du monde. Comme Pierre Salies le disait "Que nos reines de beauté s'appellent Pédauque, la Belle Paule ou Clémence Isaure, elles incarnent pour nous l'insigne perfection de la Toulousaine".

Notre intérêt pour les petites toulousaines, n'enlève rien aux mérites et au charme d'habitats traditionnels ou modernes qui font aussi la joie des habitants de Toulouse, nouveaux ou anciens, comme des touristes.

 

Toulouse a toujours eu de l'eau ! Parfois trop et Mac Mahon ne s'y est pas trompé ("Que d'eau, que d'eau !" ). On néglige trop aujourd'hui les colères invasives de la Garonne qui ne surprendront que nos urbanistes, avides de construire en tous lieux redoutés par nos ancêtres. La soif de densification a conduit à rabaisser sans cesse le niveau des PHEC ("les plus hautes eaux connues") : ce n'est pas difficile, il suffit de raccourcir la mémoire !

Les Romains préféraient aux citernes et aux puits, l'eau courante qu'ils acheminaient par l'aqueduc de la Régine !

 

Voir à ce sujet le beau texte de l'abbé Baccrabère !

Toulouse est en plaine, ses terres sont de mollasses et ses maisons échappent ainsi aux séismes ravageurs qui guettent les voisins ariégeois. Aux séismes, oui ! Mais restent les "argiles gonflantes" qui au gré des alternances de sècheresse et d'excès d'eau tentent de fendre et refendre les murs de briques et galets qui s'en remettent toujours !

 

Ne pas Confondre :

Nous acceptons l'usage récent des Agences Immobilières qui étendent l'appellation de "toulousaine" à des bâtiments dont la date, les dimensions, certains détails contreviennent à la stricte acception du terme dans la tradition.

Voici un exemple de maison rangée parmi ces "maisons toulousaines", même si elle est trop récente, qu'elle a un étage et ne répond à presque aucun des critères que nous avons évoqués...

On peut ranger de telles constructions dans la catégorie des néo-toulousaines ...

Néo-toulousaine (1930)
66 bis Allées Maurice Sarraut - Toulouse

(C) B. Auriol, Mars 2005.

 

A côté des habitats modestes de tous pays, nous voulons donner ici un aperçu des "capitelles", ces petites constructions traditionnelles, souvent oeuvre de bergers qui font le charme des champs du sud de la France et d'autres lieux : les bories et les gariotes, les bourdaous (granges de montagne) ou les granges d'estive (Cf Pyrénées Magazine N° 65)

Nous sommes aussi attendris par les petits habitats du conte, de la fable, de la légende ou de la mythologie : la chaumière des sept nains, les maisons des trois petits cochons, la petite maison dans la prairie, les cavernes préhistoriques et les habitats troglodytes, les chalets suisses et les cagnas annamites, les tipis d'indiens, les huttes, cahutes et cabanes de notre enfance.

Joël Brisse, "Vue aérienne", 2008, huile sur toile (240 x 80 cm)
Courtesy Galerie Claire Gastaud

 

Nous avons adressé aux Services de l'Urbanisme de Toulouse un placet pour tenter d'obtenir une inflexion plus saine du 4° PLU de la Ville et de la Communauté d'agglomération (SCOT).

Pour se défendre contre les abus de certains projets immobiliers vous pouvez prendre connaissance de la page "Règles de survie pour se défendre contre une agression immobilière à l'encontre des Petites Toulousaines"

Quand nous honorons "les petites toulousaines", c'est avec le propos nostalgique d'honorer aussi, de faire connaître, de valoriser, de préserver, les multiples déclinaisons de la maison individuelle des modestes citoyens de tous pays.

Notre intérêt ne saurait mépriser d'autres occurrences de l'habitat traditionnel, comme les petites maisons de Montauban qui ressemblent parfois aux toulousaines. Et aussi les yourtes sibériennes ou ariégeoises.

Ces réalisations souvent pleines de créativité, tellement adaptées à leur climat, à leur terrain, aux circonstances qui les ont vu naîtres, sont portées par la tradition maternelle des siècles échelonnés depuis la préhistoire.

Qu'ont elles fait qui devrait les condamner ?

Certes les châteaux, les palais, les hotels nous émerveillent, mais se tiennent à bonne distance !

Bien évidemment les immeubles joufflus semblent bien pratiques, les enfilades de barres sont peut-être moins onéreuses et les tours enivrées de Manhatan nous éblouissent jusqu'à l'éclatement.

Mais les comptes qu'on nous en fait, qui prétendent économiser pour construire en plus grand nombre, aboutissent au dégrisement de lendemains désenchantés. Les économies de bouts de fils et de tuyaux se payent au trou de la sécurité sociale. A l'inhumanité des logements sur-densifiés répond l'encombrement des cabinets médicaux et des hôpitaux.

Si vous projetez d'acheter un appartement, surtout dans un immeuble bêton à l'avenir fragile, il est urgent de ne pas vous presser ! La bulle immobilière est sur la bonne voie de s'effondrer, en douceur dit-on...

C'est dire que l'immobilier d'hier et qu'on dit sans lendemain pourrait bien se révéler aussi précieux que toutes ces espèces vivantes qui s'évanouissent chaque jour au gré des avancées tentaculaires des usines et des cités.

Voici ce qui justifie que les petites toulousaines s'intéressent à leurs moyennes et grandes soeurs de par le monde !

 

Pour les heureux possesseurs de petites toulousaines qui voudraient les entretenir ou les rénover sans altérer leur caractère traditionnel, vous pouvez vous adresser aux artisans qui voudront bien se faire connaître à nous.

Par exemple, vous pourrez obtenir des briques toulousaines traditionnelles ici.

Quand nous parlons de "petites toulousaines", il ne s'agit, bien sûr, pas des Hôtels que nous lègue l'Histoire - avec toute la déférence qui leur est dûe - ni des gros immeubles ou des gratte-ciel qui se permettent parfois de manquer de respect à l'égard des modestes petites maisons d'autrefois.

L'Association "Les Petites Toulousaines" est soutenue par des Toulousains et Toulousaines auxquels vous pouvez vous joindre ! Y compris si vous êtes vendeur, acheteur ou "agent immobilier" (cf. "La Bourse des Toulousaines").

 

Si vous nous dites merci, en tant que toulousains nous vous répondrons "amé plaser" ou "ambé plaser", c'est à dire "avec plaisir", car il nous plait tant de vous être agréables [NB le "r" final de "plaser" ne se prononce pas]

suite ==>

 

Webmasters, mettez sur votre site ou votre blog une image de toulousaine (ci-dessus) avec le lien : http://www.les-petites-toulousaines.com

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MAJ du 19 Avril 2014

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